EGLINGEN

Canton d'Altkirch Arrondissement d'Altkirch
Superficie : 327 ha.
Population en 1993 : 233 habitants
Cours d'eau : le canal du Rhône au Rhin et la Largue
Origine du nom : du vieil allemand Inga , pays, et Ecke , coin, ou Egge , herse

 

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Blason : la herse de labour rappellerait l'origine du nom de la commune et sa forte activité agricole

 

 

Historique :

        Le village est mentionné pour la première fois en 815 sous le nom d'Eglingenheim. A partir du XIIème siècle, le comte
de Ferrette y assoit son autorité. Administrativement, Eglingen dépend de la mairie de Balschwiller qui appartient à la seigneurie
de Thann. En 1136, un seigneur Walto de Egelinga est cité comme témoin de la fondation de l'abbaye de Lucelle. En 1302,
le village est cité comme paroisse. La fondation de la paroisse semble avoir été du fait de l'abbaye de Murbach qui y possède
des droits et des terres jusqu'en 1357, date à laquelle elle les cède au chapitre des moines de Saint-Amarin. En 1441, le
chapitre des chanoines de Thann y jouit du droit de présentation du curé. Le village, dépendant des Habsbourg en 1324,
est durement éprouvé par la guerre de Trente Ans. Devenu français en 1648 et commune autonome pendant la révolution,
Eglingen vit de l'agriculture et d'une petite industrie de tuiles, fondée au XVIIè siècle, jusqu'à la naissance du second Empire,
au milieu du XIXè siècle. Napoléon III met alors en chantier le canal du Rhône au Rhin. Des prisonniers espagnols viennent
en creuser le tronçon qui longe la commune. Durant la Première Guerre mondiale, la population est évacuée et le front stationne
de longs mois dans le village, détruit à plus de 90% par les bombardements allemands et français. Eglingen reçoit la croix de
guerre en 1921.

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CROIX DU CHEMIN 1773

Rue des Champs

        La croix, dressée au bout de la rue des Champs, tout près du canal, est la plus ancienne du village.
La   composition sculptée du panneau central, où les traditionnelles branches de la croix sont remplacées
par des   moignons cléchés, est unique parmi les autres croix du Sundgau. Tout en haut de la croix se détache
un   minuscule titulus au texte effacé. Au-dessous, apparaît une tête de Christ de 9 centimètres de
diamètre, coiffée   d'une couronne d'épines et flanquée de part et d'autre des deux mains du Christ
coupés à hauteur du poignet.   Un cœur flamboyant de 10 centimètres est sculpté au centre du croisillon.
Puis viennent les deux pieds du   Christ, tranchés à mi-mollets. Ils reposent sur un monticule semi
sphérique, représentation du globe terrestre   ou  de la colline du Golgotha. Plus bas sur le fût est gravé la
date d'érection de la croix et l'initiale B du   donateur.

 Textes et photos issus du livre Villages d'Alsace–éditions FLOHIC

 


Notre famille à Eglingen :

          En 1756 à Eglingen naquit Jean Thiébaut HOLBEIN, fils de Melchior et BÜRGERMEISTER Anna. L'épouse de
  Jean Thiébaut, Anne marie SCHOR, donna naissance à Anne-Marie HOLBEIN qui elle se maria avec LUTTERBACH Michel.
  La fille de ce dernier couple, qui se prénomma également Marie-Anne, se maria avec Antoine BOCK, père de Rosalie
  BOCK, notre arrière grand-mère.

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