PLOBSHEIM

Canton de Geispolsheim

a

  D'argent à la fasce de gueules, accompagnée de trois trèfles de sinople, deux en chef et un en pointe.

 

 

 

        L'histoire de Plobsheim, vieille de plus de 12 siècles, a toujours été très mouvementée. En raison de sa
situation géographique sur les bords du Rhin, la localité s'est vu doter d'un château fort (dont il ne reste plus rien),
d'une chapelle, de plusieurs petites résidences seigneuriales et de deux églises.

z        Dès 778, PIobsheim est cité sous le nom de «Bladbodelsheim»
= «Pays de   BIadbot», c'est-à-dire Pays de l'aimable souverain dans
le testament de l'évêque   Rémigius de Strasbourg, enterré à Eschau.

        Un premier château fort «Wasserbourg» fut construit à l'entrée nord
au   début   du Moyen Age, véritable forteresse entourée d'un large
fossé alimenté par   le «Dorfgiessen».

        A partir du XVè siècle, le destin de Plobsheim sera lié à la famille
Zorn,   puissante famille noble d'Alsace.

        En 1454, Adam von Zorn fit construire la chapelle Notre-Dame du
Chêne à   la sortie sud du village près de la Thumenau. II est enterré avec
son épouse dans   le  chur de l'actuelle église catholique.

En 1562, sous la Réforme, les Zorn adoptent la religion luthérienne et tous les habitants de la commune doivent faire
de même. Pendant plus de 120 ans> PIobsheim sera protestant..

e        Puis Louis XIV réintroduit le catholicisme tout en laissant le libre choix
  du   culte. Un tiers de là population redevient catholique, l'église sert pour
  les deux   religions jusqu'à la construction de l'actuelle église protestante en 1898.

        Au XVIIe siècle, la guerre de Trente Ans (1618-1648) et tes troupes
  de   Turenne pendant la campagne d'Alsace causèrent de nombreuses
  destructions   dans la commune.

        En 1684, Louis XIV retira le fief de PIobsheim aux Zorn et l'attribua
  aux   seigneurs Nicolas de Kempfer et Christophe de Güntzer qui furent
  les premiers   nobles à se convertir au catholicisme. Ces deux familles
  partageront le sort de la   localité jusqu'à la Révolution de 1789.




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        Les Kempfer s'installèrent dans le château des Zorn, dont la construction  
remonte à 1590 et qui sera habité en dernier lieu par Anne-Marie de Kempfer,  
veuve  de Henri de Boistel. Elle y mourut en 1831.

        La commune acheta le bâtiment sous l'égide de son maire André Felsz pour  
servir d'abord de mairie-école, puis d'école.

        Les Güntzer firent bâtir leur résidence «Güntzerschloss» dans la rue de l'église  
en  1705. Ce châtelet sera vendu comme bien national sous la Révolution et acquis  
par la famille G. Lehmann.

        Le «Bemholdschloss» ou maison Lorentz, résidence en pur style alsacien,   construite en 1700 en face du château des Zorn, n'existe plus de nos jours. Sa restauration ayant été jugée trop coûteuse,
le bâtiment a été démoli en 1963.

        Le «Kempferhof» a été construit à la fin du XIXe siècle par le baron de Dartein. Il est situé non loin du Moulin, sur
le terrain de golf du même nom.

        Les guerres de 1870-71 et de 1914-18 n'ont pas touché beaucoup le village mais la deuxième guerre mondiale ne
l'a pas totalement épargné.

        En effet, le 1er septembre 1939, la population est évacuée dans le Périgord à Port-Sainte-Foy (Dordogne),
terre d'accueil qui, pendant 11 mois, servira de refuge aux déracinés. Le 9 août 1940, les premières familles reviennent
alors que PIobsheim est occupé par l'armée allemande. Le 28 novembre 1944, les troupes du général Leclerc libèrent
la localité..

t        Agriculteurs, pêcheurs et artisans formaient l'essentiel de la population,
  mais   petit à petit, PIobsheim évolue, grandit et se modernise.

        Au recensement de 1836, on comptait 1367 habitants, en 1946, on
  en   dénombre 1803. Le XXe siècle verra s'ajouter le petit monde ouvrier
  de l'usine   de Graffenstaden. La grande expansion démographique commence
  avec la   construction des lotissements, dont le premier est celui du Moulin
  en 1970.

        En 1968, année d'intégration dans la CUS, il y a 2 309 habitants, en
  1982 on   en compte 3 160 et actuellement Plobsheim dépasse les
  3 700 habitants.

  Le petit village est devenu aimable bourgade de la périphérie sud de Strasbourg ..

Texte issu de « Plobsheim, au fil de l'eau et du temps » Mémoire de vies

  Notre famille à Plobsheim :

          Concernant la généalogie ascendante de KAPP Ernest Charles, le père de Caroline, René, André, Paulette, Eliane,
  Emma, Georges, Jean-Jacques, Marguerite et Suzanne, les recherches sont facilitées par le fait que tous les membres
  sont localisés exclusivement à Plobsheim! Ses habitants y vivaient visiblement sur eux-mêmes, en cercle fermé.

          Le patronyme KAPP est mentionné peu après l'ouverture des registres en 1602 avec la naissance d'une Odile, fille
  de Jacques. A Plobsheim, à l'instar des familles BAPST, FISCHER, GOETZ, HELLER, SCHREIBER et autres, les
  KAPP sont bien implantés, et il n'est pas rare de rencontrer le mariage d'un oncle avec sa nièce, ou le mariage de deux
  KAPP!

          A titre d'exemple, entre 1852 et 1898, on dénombre pas moins d'une soixantaine de mariages dont l'un des deux
  époux s'appelle KAPP, si bien que lorsque l'on développe l'arbre généalogique d'ascendance de Ernest Charles sur
  7 générations (64 couples), on constate qu'un même couple y figure 4 fois. Les couples ont de nombreux enfants. Des
  prénoms reviennent également très régulièrement tels que : Geoffroy, Georges, Matthias, pour les hommes et Salomé,
  Dorothée, Catherine pour les femmes. Ces prénoms sont apparemment très usités dans la religion protestante.

          A Plobsheim, les KAPP exercèrent la plupart du temps le métier de cultivateur, mais ils étaient aussi pêcheur,
  tisserand, charpentier, cantonnier, chasseur et même orpailleur. Ils sont de religion protestante.

  Jean Michel KAPP (1757-1824) était adjoint au maire du village.

          Au tournant du XIX vers le XXè siècle, lors des jours de fêtes, le port du costume traditionnel alsacien avec sa
  coiffe caractéristique y est très prisé, et les jeunes filles rivalisent de beauté.

          En 1939, la famille KAPP Ernest Charles a été évacuée en DORDOGNE à Port Sainte Foy et Ponchapt.
  Marie MOSTBERGER, l'épouse d'Ernest y tomba malade d'un cancer. Elle fut d'abord admise à l'hôpital de
  BERGERAC, puis à celui de BORDEAUX où elle décéda en 1940 âgé de 35 ans.

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